dimanche 18 août 2013

Mission 8 (suite) : Itinéraire suivi

La carte ci-dessous illustre l'itinéraire suivi lors de la mission 8 de reconnaissance du Parc National de Mpem et Djim

samedi 17 août 2013

MISSION 8: PROSPECTION ET SUIVI ECOLOGIQUE AU PNMpD

La huitième mission (pluridisciplinaire) de reconnaissance et de suivi écologique de la riche biodiversité faunique, floristique et écosystémique du Parc National de Mpem et Djim a eu lieu du 09 au 15 Août sous la conduite du conservateur du Parc.
Les Objectifs principaux de la mission consistaient entres autres :
  1. ·     Implanter une parcelle permanente pour le suivi de la dynamique de la végétation des savanes arbustives au nord du Parc
  2. ·       Identifier les sites potentiellement intéressants pour l’écotourisme et le tourisme de vision
  3. ·      Prospecter et collecter les informations de bases  devant conduire des intéressants sur les différentes lignes de crête pouvant abriter les futurs sentiers pour l’écotourisme et de potentielles routes
  4. ·       Former les écogardes et les guides à la collecte de données pour le suivi écologique



De passage à Nguila, l'escale de la résidence des Vivien (Jacques et Yvette) est toujours un moment privilégié pour puiser un peu de la grosse expérience du terrain dont jouit cet illustre personnalité. Un des premiers convaincus de la nécessite de sauvegarder ce foyer de biodiversité


Arrivés la veille  à LINTE, principal village du Nord du Parc qui abrite la Base-vie, l’équipe de recherche  s’apprête activement pour un périple de 15 km à l’intérieur du Parc


Un kilomètre de marche  après le départ de la base, l’escale de la dernière habitation avant les interminables savanes permet aux stagiaires peu expérimenter de délester leurs sacs des charges superflues


L’équipe arrive dans une forêt galerie qui abrite la Meti, l’une des rivières -limite naturelles du Parc


Les pauses sont des moments très attendus, de l'avis même des membres les plus robustes de l'équipe



Ces prairies entourées de galeries forestières ou de savanes arbustives sont fortement fréquentées par les grands herbivores (Buffles, Sitatunga, Cob de fassa...) comme en témoignent les nombreuses empreintes et pistes. Ces sites n'attendent que l'aménagement pour devenir des hauts lieux du tourisme de vision

Une crotte de buffle fraîchement déposée


Des stagiaires découvrent au passage un claie de braconnier, outil incontournable pour la conservation des produits de braconnage (une des calamités du PNMpD


La nuit tombée il faut dresser les tentes et faire un feu pour cuire les aliments, se chauffer mais surtout se prémunir des visites d'animaux indésirables


Il faut partir au petit matin pour parcourir l'essentiel de la distance et éviter  ainsi les coups de soleils dommageables pour le moral des troupes

A l'issue d'un périple de trois heures de marche forcée, l'équipe arpente enfin le flanc Nord-Ouest du Mont Ngmba


Un oeuf unique dans le nid d'un passereau non encore identifié

Le paysage inselbergien particulier du Mont Ngmba est à lui tout seul une attraction majeure pour les yeux

Au sommet de 700m de pente, il y'a forcément de quoi faire grise mine pour les nouveaux venus

Au delà de la fatigue, l'on découvre à l'horizon un paysage d'une grande splendeur,

Des savanes mouchetées d'arbustes ou d'arbres à perte de vue sont bariolées de forêts galeries ou denses semi-décidues

Une texture proche de celle du Parc National de Mbam et Djerem est elle synonyme de similarité dans la composition? Telle est la question à laquelle doivent répondre les jeunes botanistes de l'équipe


La description de la dynamique en cours dans de cette zone est d'un grand intérêt pour l'avenir de la faune mammalienne. En effet l'invasion de cette région par les bovins des éleveurs Bororos installés au Nord du Parc semble être l'une des plus grand risque pour les bovideae de la faune sauvage



Les stagiaires presses botaniques à la main s'apprêtent pour l'installation de la première parcelle permanente du PNMpD


L'écotone Forêt-savane en général et les inselbergs en particuliers , sont connus des botaniste comme des réfuges importanst d'espèces non encore décrites. Ici, l'on peut voir une Xanthorrhoeaceae (famille botanique de l'Aloe vera) en fructification. Reste à en donner l'épithète spécifique


Une crevasse cordiforme au sommet de la colline est  une des curiosités qui attisent l’attention des étudiants


Des panoramas dignes des plus belles cartes postales



Un importante forêt de transition sépare le Mont Ngmbadali, l'inselberg le plus proche de notre observatoire

Un stagiaire marquant un arbre  lors de l'implantation de la parcelle permanente





Les stagiaires n’ont pu résister l’envie de signer leur passage dans ce qui deviendra sans doute, dans les années à venir un haut lieu d’écotourisme


De retour au campement intermédiaire, une dernière nuit dans l'attente du retour le lendemain





vendredi 26 juillet 2013

SYNERGIE D'ACTION DANS LE MBAM ET KIM

Le Délégué départemental du Mbam et Kim et le Conservateur du Parc National de Mpem et Djim oeuvre de concert pour la répression des infractions dans le département.



De l'information à l'enlèvement des produits, les écogardes de Parc National de Mpem et Djim ont ainsi pesé de tout leur poids pour la réussite d'une opération d'envergure de la saisie de bois  dans la localité de Nguila


vendredi 19 juillet 2013

VIE DE STAGIAIRE DANS LE PNMpD

La période des stages d'insertion est également le moment de la véritable immersion dans ce qui sera probablement leur vie professionnelle. Les stagiaires découvrent certaines espèces animales pour la première fois à l'issue des opérations contre le braconnage
 Deux écogardes exhibent un céphalophe bleu ("lièvre de forêt") saisi vivant dans un véhicule de transport en commun

Ici, un stagiaire découvre une peau de vipère du Gabon

 Il faut pousser pour avancer dans les pistes mouillées héritées de l'exploitation forestère
 Saisie du bois de l'exploitation forestière illégale dans la périphérie du Parc 

jeudi 18 juillet 2013

OBJECTIF: PLAN D'AMENAGEMENT POUR LE PN MPEM ET DJIM

Le cadre législatif et réglementaire camerounais exige l’élaboration d’un plan d’aménagement pour chaque aire protégée. Le Cameroun occupe par ailleurs une position privilégiée dans le domaine des aménagements des Aires Protégées en Afrique centrale. Le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), fournit des efforts constants pour doter l'ensemble de son réseau d’aires protégées très riches en biodiversité du document directeur de planification que représente le Plan d’Aménagement.
Les étudiants au PNMpD en 2013 studieux dans leurs protocoles de stage 
Le Parc National de Mpem et Djim (PNMpD) en particulier souffre d'un déficit de connaissances de l'étendue de ses nombreuses richesses. Ce déficit pourrait également expliquer en partie l'absence d'un plan d'Aménagement pour cette important ilot de biodiversité aux portes de Yaoundé la capitale politique

Les premiers stagiaires quelques instants avant leur descente sur le terrain

Cette année 2013, malgré les contraintes budgétaires, le Parc accueille huit étudiants de différents Universités et Grandes Ecoles du Cameroun pour tenter d'apporter une contribution significative à la connaissance des ressources du PNMpD et ainsi faciliter le processus de rédaction d'un Plan d'Aménagement pour le Parc National de Mpem et Djim neuf ans après sa création.




dimanche 5 mai 2013

INDICES DE SEDENTARITE DES CAMPEMENTS DE BRACONNIERS

Les Campements de braconniers répertoriés dans le Parc National de Mpem et Djim souvent à de petits villages, ce qui indique que cette activité se fait en groupes de plusieurs individus
 A l'arrière plan des bananiers et du manioc tandis qu'au premier plan l'on peut distinguer le Piment et le Gingimbre
 Une autre particularité que l'on relève autour de l'ensemble des 8 Campements de braconniers rencontrés sur l'itinéraire suivi dans le Parc National de Mpem et Djim lors de la 2ème partie la mission éléphants  (cf. carte ci-dessous)


Le Conservateur (en casquette), supervise la  destruction systématique de tous les campements par le feu, traitement par excellence de ces villages improbables villages en plein dans le Parc

mercredi 1 mai 2013

CONFIRMATION DE LA PRESENCE DES ELEPHANTS DANS LE PN DU MPEM ET DJIM


La « Mission éléphant » a été initiée pour une période de trois mois (Mars à Mai 2013)  de lever définitivement l’incertitude quant à l’existence ou non de populations d’éléphants dans le Parc National de Mpem et Djim (PNMpD



Les premier signes de passage des éléphants, relativement anciens ont été trouvés dans la savane arborée à Terminalia glaucesens et Annona senegalensis. Dans cette première image, l'un des guide et un écogarde observent le couloir de passage des pachidermes




La boue que l'on peut voir à l'aiselle de ce Terminalia situé en lisière d'une forêt de transition indiquerait que les éléphants s'en seraient servi pour ce gratter au passage dans la savane




Cette image présente l'une des vieilles empreintes dispersées dans la savane. L'âge des crottes observées (leur taux de dégradation) indique clairement une fréquentation ancienne, au delà d'un mois


La plus belle des confirmations viendra le jour suivant de la découverte de nouvelles crottes, plus fraîches   , où l'on peut voir des plantules germées dans les galeries forestières à Raphia. Les guides se sont empressés d'en faire des provisions pour la pharmacopée traditionnelle disent-ils

Un écogarde ici, évalue au moyen de ses pieds la dimension des empreintes fraîches laissées par les éléphants dans la forêt-galerie à maranthacées. Le petit groupe de pachydermes évoluait visiblement en rangs dispersés le long de la raphiale


Des traces de maranthacées fraîchement piétinées par le petit groupe d'éléphants qui se dirige vers la saline